Gestion socio- économique du pays : « Le développement repose sur un socle de valeurs immatérielles ». dixit Mohamed L Guèye de la République des Valeurs

La gestion défaillante des affaires publiques et notamment au plan économique et social par l’Etat et ses démembrements que sont les collectivités locales résulte en particulier d’un déficit criard en ressources humaines qualifiées et compétentes. Elle s’explique aussi par la mise en place d’un modèle de développement essentiellement extraverti, tourné vers un bien-être matériel dépourvu d’un socle de valeurs traditionnelles, sociales, culturelles, morales qui fondent et rendent comptent de l’homo senegalensis soumis aux conjonctures et aux aléas du temps et des différents contextes socio- historiques. Des modèles et plans de développement tels le PSE ne peuvent ainsi prospérer, puisque conceptualisés et bâtis avec des œillères empruntés et dont les bénéfices ( taux de croissance ) ne peuvent profiter qu’ à des entités étrangères ( multinationales ) et à une élite dirigeante et représentative locale.

L’assertion est de l’économiste spécialisé en commerce international Mohamed Lamine Guèye, cadre dans une société pétrolifère et PDG d’un Holding de la place œuvrant dans l’agro- business, la logistique et le transport, l’immobilier, les biens et services. Pour ce lieutenant de l’ancien ministre et leader de la République des valeurs Thierno Alassane Tall et coordonnateur départemental de Pikine de la République des valeurs, la tendance doit être inversée, puisque pour lui, la construction d’un pays c’est d’abord forger et bâtir dans son esprit et dans son cœur, le citoyen au plan des valeurs morales, religieuses, sociales et culturelles. L’exemple, a-t-il recommandé, est livré par les pays du Dragon et l’on doit nous y référer, pour la mise en œuvre de la bonne formule.  Selon le natif de Pikine nord imbu de sens patriotique et viscéralement attaché à sa commune et offusqué par l’échec de l’actuelle équipe municipale dirigée par le maire libéral Amadou Diarra ne parvenant pas à satisfaire les besoins et les préoccupations existentielles et élémentaires de leurs administrés. D’où l’engagement de l’opérateur économique Mamadou Lamine Guèye longtemps vissé dans la sphère du développement et du social  dans l’arène politique, pour pouvoir figurer dans les centres de décision et mieux, disposer de pouvoirs, à mettre davantage au service et pour le compte des populations. Il faudrait ainsi compter avec cette nouvelle figure de proue de la scène publique en particulier de la banlieue dakaroise, qualifié de « Baye défal yalla », qui se positionne, pour prendre les rênes de la mairie de Pine nord et participer activement aux prochaines joutes ( législatives et présidentielles ).

–          Pouvez- vous faire l’Elucidation des facteurs motivants de votre entrée dans l’arène politique ?

–          Je voudrai d’abord faire comprendre qu’il fallait pour moi me solidifier et disposer d’assise et d’atout au plan financier et matériel, pour avoir la liberté requise et évoluer par la suite avec aisance dans le champ politique. Fortement imbu du sens civique et patriotique, je me suis toujours préoccupé du sort de mes compatriotes avec qui j’ai toujours partagé les conditions de vie et d’existence. J’ai toujours nourri l’ambition de densifier mon appui et assistance envers mes compatriotes et mon entrée dans la scène politique pourrait favoriser ma participation et insertion dans les grands centres de décision. Il fallait aussi et surtout ne plus laisser faire, ne plus laisser le champ libre aux politiciens pour pouvoir mettre un terme à leur gabegie. Pour la réalisation d. e cette ambition, j’ai depuis octobre 2017, porté mon choix sur le leader de la République des valeurs, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, aussitôt après sa démission du gouvernement de Macky Sall. Un terreau fertile, pour moi, pour me battre, au moyen de maints sacrifices, pour l’intérêt supérieur du Sénégal.

 

–          Les innombrables actes posés au profit des populations au plan social en tant qu’acteur de développement ont semblé grandement contribué à votre assise politique, avec des militants et sympathisants inconditionnels ayant adhéré à votre cause. Pouvez- vous en énumérer quelques- uns ?

 

–          Je voudrai d’abord dire que pour moi, même s’il est essentiel dans la vie de la communauté, au plan de l’entraide et de la solidarité, ne peut aussi être déterminant pour développer un pays.  J’ai mené mes activités sociales au chevet des populations avant mon entrée dans l’arène politique. C’est difficile d’énumérer les actes sociaux au plan individuel et collectif

, cependant il est possible de retenir au pif des consultations médicales gratuites à l’endroit des femmes, des enfants, du 3ème âge ayant bénéficié de consultation médicale à domicile, avec leur totale prise en charge médicale, l’organisation, la formation et le financement des femmes en cellules de développement pour des activités génératrices de revenus ( « calebasse »), cadeaux de noëldons de fournitures et de matériels scolaires aux élèves du département de Pikine, l’assistance aux ASC, etc. La liste des actes posés n’est pas exhaustive mais les acquis sont bien remarquables et c’est cela qui a sans doute expliqué la considération des populations qui m’ont porté dans leur cœur et qui n’ont pas manqué de me considérer comme un « baye défal yallah ».

–          Des révélations sur vos ambitions politiques ?

–          Assoir un nouveau leadership communal et départemental, prendre la mairie de Pikine nord, de la Ville de Pikine et me positionner pour les autres compétitions électorales. Ce positionnement pour la mairie de ma commune résulte d’une gestion municipale défaillante, de la part de politiciens professionnels n’ayant pas répondu à l’attente des populations, au plan de l’éducation, de la santé, de la voirie, de l’éclairage public, du cadre de vie, de l’assainissement, de l’environnement des affaires pour une collectivité locale où l’activité commerciale est au centre des activités. Il faut ainsi nécessairement que les actuels gestionnaires de la mairie au train de vie dispendieux, cèdent la place. Pour une gestion judicieuses des affaires municipales, un meilleur épanouissement socio- économique des populations, un meilleur renforcement du dispositif médical, l’élimination du clientélisme politique pour la santé financière des ressources financières locales, de meilleurs investissements et le développement de la coopération décentralisée.

–          La conception du progrès social et économique de nos pays qui voudrait que le fondement du développement soit basé sur les réalités axiologiques ou valeurs traditionnelles sociales, morales, culturelles locales peut – elle prospérer dans un contexte et un environnement où le primat est donné au matériel ?  

 

–          Les pays qui ont donné le primat du développement matériel ont connu l’impasse et autres crises existentielles. Des pays asiatiques comme ceux du Dragon ont exhumé et développé leurs ressources immatérielles locales pour mettre en branle leur formule et plan de développement économique et social. La construction du pays doit avoir nécessairement un soubassement moral, culturel, religieux et dans ce cadre, nous avons des références et un modèle achevé au Sénégal. Le développement, c’est d’abord une vision, des principes, des comportements et non uniquement des immeubles, des véhicules, des autoroutes. Sinon, ce sera un développement profitable aux forces de l’étranger, à une élite locale, au détriment des populations. Dans ces conditions, même avec le pétrole, ce sera encore le règne de la pauvreté, des maux comme la corruption, les crises morales et sociales. Nous sommes persuadés que c’est le peuple, plus fort que l’Etat, qui s’octroie les acquis de son propre développement.   

 

–          Propos recueillis par Mohamed El Amine THIOUNE SENEGAL ACTU

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